Les danses afro-cubaines

ELLES SONT A L’ORIGINE DE LA SALSA

Ce mot “Afro-cubain” est significatif à lui tout seul puisqu’il évoque l’Afrique ! Toutes celles et ceux qui connaissent ce continent, qui ont déjà pratiqué la danse africaine, il est évident que la danse “Afro-cubaine” en est directement issue.

EN AFRIQUE

“En Afrique, c’est la danse qui est au commencement de toutes choses. Si le verbe l’a suivi, ce n’est pas le verbe parler, mais le verbe chanter, rythmer.
Danser, chanter, porter des masques constituent l’art total, un rituel pour entrer en relation avec l’indicible et créer le visible “. LEOPOLD SEDAR SENGHOR

Certains disent que la danse Africaine est inspirée des gestes du quotidien, des animaux. Mais on peut dire que la danse Afro est avant tout un moyen d’expression physique, puisqu’elle sollicite l’ensemble des parties du corps. La danse Africaine est véritablement un art à part entière puisqu’elle fait partie de la vie sociale en Afrique. La danse Afro reflète chaque étape de la vie quotidienne. Elle accompagne chaque événements clés de la vie des Africains. La danse Africaine est un incontournable moyen de communication et d’expression. Elle a la capacité de permettre à chacun de partager ses sentiments, comme la joie qu’on éprouve lors de grands moments entre amis.

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A CUBA

La danse des “Orishas”

Les orishas, ou orixás, sont des divinités afro-américaines originaires d’Afrique, et plus précisément des traditions religieuses yoruba. On les retrouve dans plusieurs pays africains ainsi que dans de nombreux pays américains, où ils ont été introduits par la traite des Noirs, qui a frappé les populations yoruba de façon particulièrement lourde. Ils sont vénérés en Afrique, en particulier au Nigéria et au Bénin. Dans les Amériques, on les rencontre surtout dans le candomblé brésilien, sous le nom d’orixás. Ils sont également les divinités de la santeria des Caraïbes. Les orishas sont proches des vodun du Dahomey, que l’on retrouve dans le vaudou
Par définitions les orishas sont les divinités qu’on reçoit sur la main ou sur les épaules. Le Panthéon d’Osha-Ifa est composé de divinités qui jouent un rôle important dans l’équilibre et l’harmonie de la personne.
 
Ces divinités représentent différents domaines de la nature qui réunit une série de caractéristiques et de forces mystiques, ainsi, chaque domaine est représenté par un Orishas ou un Osha.
 
Chaque personne possède des vibrations qui sont liées à l’un de ces domaines et en fonction de celui-ci, on accordera à la personne des caractéristiques particulières qui correspondent à un Orishas ou un Osha précis.
Par exemple pour une personne ayant  des caractéristiques spirituelles et maternelles, au moment de l’initiation, ce sera Yemaya (qui régit la nature) qui se manifestera par le biais d’un ancêtre.

https://www.salsa-guide.fr/salsa-origines-danses-divinit%C3%A9s/divinit%C3%A9s-orishas

LA SALSA CUBAINE

Nous devrions dire non pas “SALSA” mais “CASINO” ou “SON”.

A Cuba personne ne prononce le mot “SALSA”.

Pour comprendre l’histoire de cette “sauce” il nous faut remonter dans le temps.

Le “Kongo” ou “Congo” est une ethnie de l’ancien royaume du Congo (pays) et du bassin du fleure du même nom.

L’ethnie “Carabali” vient de la côte de Calabar, du sud du Nigéria qui est le point de départ des esclaves à la fin du XVIIIème siècle et dans la première moitié du XIXème.

Les noirs issus des côtes nigériennes ont été déplacés en Amérique comme esclaves. Ils ont apporté leur culture donnant ainsi au folklore cubain une caractère nouveau. Les premiers qui débarquèrent à Cuba étaient les “Abakwa”, “Congos”, “Arara” et bien sûr les “Yorubas” avec les chants et rythmes de leur terre d’origine.

Il s’en suit un processus de “créolisation” au XVIème siècle qui a généré l’apparition de nouveaux instruments de musique propres à l’univers caraïbéen.

Cette “sauce” d’influences andalouses, françaises, africaines, new-yorkaises, portoricaines, a pour fond l’invention rythmique du noir…!

Les prémices de la Salsa, le “SON”

Ses origines

Le Son est un genre musical cubain apparu entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
Dérivé du Changui que Nené Manfugas a introduit à Guantánamo puis en 1882 au carnaval de Santiago de Cuba, joué à ses débuts par un trio de musiciens.
Au début les instrument de base sont : un Tres (guitare à 3 cordes) un bongo et la marimba (basse).
Le «Son cubain» est fondé sur un rythme à quatre temps.

En 1909, le service militaire devenu obligatoire, des militaires de Santiago de Cuba se rendront à La Havane et y apporteront le Son ; le tempo s’accélèrera, et le nombre de musiciens passera à six : Sexteto Boloña, Sexteto Occidental ; le Cuarteto Oriental qui deviendra le Sexteto Habanero.

Vers 1950, Beny Moré fait évoluer le Son avec d’autres rythmes cubains.

Carlos Puebla, à l’encontre de la tendance à en accélérer le rythme dans les années 40 et 50, puise dans la tradition du Son.


A Cuba, le Son ne cesse d’évoluer sans jamais renier ses racines, au gré des influences musicales et technologiques qui pénètrent dans le pays. Le chachacha, le mambo, le songo ou la timba sont en ce sens des descendants directs du Son.
À partir de la deuxième moitié des années soixante, le Son va constituer la base de ce qu’on nommera, d’abord à New York, la SALSA, synthèse et évolution de plusieurs rythmes cubains et portoricains.

La “RUEDA DE CASINO”

Une variante dite « Rueda de casino » consiste en une ronde (rueda) de couples où un meneur annonce successivement les figures à exécuter ensemble et en même temps, avec de multiples et différents changements de partenaire. L’accent est mis sur le temps fort musical (temps 1 de la mesure à 4 temps) et on compte : 1, 2, 3, …, 5, 6, 7,… (pause sur les temps 4 et 8).

La “Rueda de Casino” que nous pratiquons en cours

Fête de la musique à Vincennes avec AFRICA KORAZON

Nous venons tous d’Afrique…!

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